Travailler en indépendant tout en conservant les droits d’un salarié : c’est la promesse du portage salarial, un statut qui rassemble déjà plus de 43 000 consultants en France selon les données INSEE. Avant de se lancer, une question revient systématiquement : à quel salaire net s’attendre concrètement ? La réponse dépend de plusieurs variables, et une simulation portage salarial permet de les croiser rapidement pour obtenir une estimation personnalisée.
Le ratio salaire net / chiffre d’affaires : 45 à 55 %, mais pas que
La règle de référence est connue : après déduction des frais de gestion de la société de portage (entre 5 et 12 % du CA facturé) et des cotisations sociales, le consultant perçoit environ 45 à 55 % de son chiffre d’affaires en salaire net. Concrètement, 8 000 € HT facturés dans le mois correspondent à un virement d’environ 3 800 à 4 200 € nets. Ce ratio est inférieur à ce que peut obtenir un micro-entrepreneur à CA équivalent, mais il intègre une couverture sociale complète : assurance chômage (ARE), retraite de base et complémentaire AGIRC-ARRCO, maladie, prévoyance et mutuelle d’entreprise.
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Pour fixer son TJM (taux journalier moyen), la formule de référence est simple : diviser le salaire net annuel cible par le nombre de jours facturables, lui-même pondéré par le ratio net/CA. Un consultant visant 4 000 € nets par mois sur 200 jours facturables par an devra afficher un TJM d’au moins 500 €. Les profils juniors se situent généralement entre 250 et 400 €/jour, les confirmés entre 400 et 600 €/jour. Des optimisations existent également : frais professionnels remboursables, plan d’épargne entreprise, titres-restaurant. Selon les situations, l’écart entre un salaire non optimisé et un salaire optimisé peut dépasser 1 300 € nets par mois.
Portage ou auto-entreprise : ce que le statut change vraiment
Le choix entre portage salarial et micro-entreprise n’est pas qu’une question de taux de prélèvement. L’auto-entrepreneur cotise entre 12,3 et 24,6 % de son CA, gère seul sa facturation, ses déclarations Urssaf et sa CFE, et reste plafonné à 77 700 € de CA annuel pour les prestations de services (seuil 2025). Au-delà, le statut bascule automatiquement.
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Le portage salarial, lui, n’impose aucun plafond de chiffre d’affaires. La gestion administrative est déléguée à la société de portage, et le consultant bénéficie de droits au chômage en fin de mission, ce que le micro-entrepreneur ne peut pas espérer. La contrepartie : des charges sociales plus lourdes et des frais de gestion qui réduisent mécaniquement le net disponible. L’arbitrage devient favorable au portage dès que la protection sociale est une priorité réelle et que le TJM est suffisamment élevé pour absorber ces coûts. Le secteur le confirme : 83 % des 43 127 consultants portés sont cadres ou professions intellectuelles supérieures, et 91 % des sociétés de portage accueillent au moins un consultant IT.
La simulation reste l’étape incontournable avant tout engagement, car les chiffres génériques masquent des situations très différentes selon le TJM réel, le nombre de jours facturables et la politique tarifaire de la société choisie.

