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Laura, instagrameuse, community manager, photographe culinaire, fondatrice de Les Paris de Laura

Si le salé vous fait autant saliver que le sucré et que vous ne saurez pas choisir entre un petit-déjeuner gourmand ou un déjeuner savoureux : le brunch est assurément votre meilleure option. En tous les cas c’est celle de Laura, plus connue sur Instagram sous le pseudo « Les paris de Laura ».

 

Suivant Laura depuis de nombreux mois sur Instagram, j’ai eu envie de la rencontrer pour qu’elle nous raconte son histoire. Evidemment, le rendez-vous est pris dans un Coffeeshop parisien.

Lorsque l’on rencontre « dans la vraie vie » une personnalité des réseaux sociaux, que l’on nomme souvent influenceur, il y a toujours une petite pointe d’anxiété. « Sera-telle aussi agréable que dans ses stories Instagram ? L’échange sera-t-il aussi fluide que nos discussions dans la barre de commentaires ? ».

En croisant le regard de Laura, qui m’attendait en tapotant sur son clavier, mes interrogations se sont immédiatement envolées.  Si vous suivez Les paris de Laura sur Instagram vous connaissez déjà son sourire communicatif. Et bien, sachez que la magie opère également IRL (in real life). A peine le temps de commander un thé, la conversation est déjà lancée.

 

Nous avons évoqué ses études, parlé de son rapport aux réseaux sociaux, de la difficulté à monétiser son activité d’influenceuse et du rapport qu’elle entretient avec sa communauté.

 

Portrait Laura - Les paris de Laura - brunch paris

 

 

Laura est une véritable parisienne, née dans la capitale, elle suit un parcours qu’elle définit comme « assez lisse » de la licence de gestion au master en marketing. Entre ces deux diplômes, une année de césure obligatoire. Une opportunité de voyager pour Laura qui n’avait pas pu partir par le biais du programme Erasmus.

« J’étais déçue de ne pas être partie durant mon année universitaire » me confie-t-elle « mais étant assez stressée de nature, je dois avouer que j’étais aussi, au fond de moi, soulagée de ne pas avoir à étudier, donc écouter et prendre des notes, dans une langue étrangère ».

Mais cette année de césure est une belle occasion. De celles qui nous font nous dépasser et sortir de notre zone de confort. Laura est dans l’obligation de faire un stage pendant un an. Si pendant les six premiers mois elle reste à Paris, l’appel du voyage se fait de plus en plus fort.

Besoin d’évasion et de dépaysement l’étudiante ne fait pas les choses à moitié et décide de s’envoler pour l’Australie. « J’avais un blocage d’oser parler en anglais et je me suis dit que la meilleure façon de dépasser ma timidité était de me lancer à l’autre bout du monde ».

Laura effectue alors de nombreuses recherches et trouve un stage de six mois à Melbourne. Elle sera embauchée dans une agence d’audiovisuel. Le pari est gagné pour apprendre la langue, mais surtout cette expérience va complètement changer le cours de sa vie.

 

 

Je vous dis souvent qu’il faut rester attentive aux signes, savoir démasquer les opportunités et faire preuve de curiosité. Et bien l’histoire de Laura va une fois de plus nous le démontrer.

 

Lors d’un tournage, Laura rencontre une femme qui adore les brunchs, fait de la photographie culinaire et du community management. Vous l’aurez compris son homologue d’aujourd’hui, version australienne.

Comme ce milieu est inconnu pour elle, elle n’est pas particulièrement impressionnée. Mais intriguée, elle décide de discuter avec cette professionnelle de l’image culinaire. Laura se souvient « Elle m’a dit qu’elle avait plusieurs jobs. Je n’ai pas compris. Pour moi un vrai travail c’était 9h-18h en CDI. Du coup, je me disais qu’elle était surtout accro au travail. ». En réalité Laura découvrait petit à petit la réalité des freelances.

Malgré cet apriori, Laura souhaite en savoir plus et demande donc à l’accompagner chaque semaine dans sa découverte de nouveaux brunchs. L’entrepreneure ne le savait pas encore mais son histoire professionnelle venait de débuter.

 

 

Lorsque Laura rentre de voyage elle se rend compte qu’elle connait plus de bonnes adresses à Melbourne qu’à Paris.

 

« J’ai eu envie de trouver des petites adresses similaires à mes découvertes australiennes » m’explique Laura. Elle teste alors tous les lieux branchés où l’on propose des brunchs, prend quelques photographies et ouvre son compte Instagram. Les premières prises de vue sont faites avec son téléphone, puis elle se met à utiliser un appareil photo numérique, jusqu’à ce qu’elle ait accès à un appareil reflex. Le saint graal des photographes.

Pendant un an, par passion, elle développe alors son Instagram en parallèle de ses études et apprend à faire des retouches de manière autodidacte.

les paris de laura - instagram brunch paris - makeitnow.fr
@lesparisdelaura

 

Force de travail, son compte Instagram fédère. Une première prouesse pour Laura qui n’imaginait pas pouvoir être tant suivie. Cependant, Laura s’interroge. « Je me rendais compte que les photos disparaissaient dans mon feed. J’ai alors cherché un moyen de répertorier toutes ces photos qui n’étaient plus vraiment visibles pour le grand public et pour mes abonnés. »

L’instagrameuse imagine alors ouvrir un blog. Mais avec une vraie plus-value. « Je voulais inverser les choses. Sur Instagram tu découvres une photo qui te donne envie, puis lorsque tu découvres l’adresse tu es déçue en te rendant compte que le lieu est bien trop loin. Sur le blog je voulais proposer aux lecteurs de partir de leur position géographique, grâce à une carte interactive de bonnes adresses ».

En plus de partager son carnet d’adresses, Laura souhaite également publier ses coups de cœur. Il faut dire qu’elle a toujours aimé écrire. Adolescente, elle était d’ailleurs blog star sur Skyblog (pour les plus jeunes, je vous laisse chercher sur Google 😉 ).

 

Si l’écriture est une  passion, c’est tout l’univers du blogging qui intéresse Laura. Elle a toujours commenté sur les blogs et les comptes Instagram qu’elle suit et répond à tous les commentaires laissés par ses followers. D’ailleurs si Laura a tant de commentaires c’est qu’elle ne se contente pas de poster une photographie sur Instagram. « Tu peux faire la plus belle photo du monde, l’interaction n’est possible que grâce au texte qui l’accompagne et le ton employé qui révèle la personnalité de la personne qui l’a postée » souligne Laura. « Je passe en moyenne 3 à 4 heures par jour sur Instagram, car je prends un temps fou à répondre à tout le monde. Ce qui m’intéresse ce sont les interactions. Lorsque je ne faisais que des photographies de plats je n’avais que des commentaires de type « miam » « mmhh ».  Aujourd’hui je suis contente d’avoir une communauté qui interagit réellement avec moi. Les gens ne savent pas l’importance que peut avoir les commentaires... »

A cet importance du verbe s’ajoute l’angle des photographies qui permet à Laura – qui tient à nuancer « je suis juste une fille de plus sur Instagram » –  de faire la différence. « En mesurant, bras levés, près d’1m90 cela me permet d’avoir un angle que peu d’influenceuses peuvent avoir sans monter sur une chaise. » s’amuse Laura. Une réalité qui souligne à quel point il est important de faire de vos particularités vos plus belles forces.

 

Laura - Les paris de Laura - instagram brunch paris - makeitnow.fr
@lesparisdelaura

 

En combinant des études en alternance et petit-déjeuner, brunch et gouters tous les weekends pour créer du contenu Instagram et des articles pour la semaine, Laura passe une année particulièrement intensive.

 

Et comme le travail paie, « A la fin de l’année j’avais atteint les 10 000 abonnés. « C’est ce pilier qui m’a réellement fait m’interroger. Je me suis alors demandée « qu’est-ce que je fais ? » ». Le problème c’est qu’à ce moment-là Laura n’arrive pas à définir quel pourrait être le business model autour de cette activité bien qu’elle ait envie de se lancer.

Diplôme en poche, en octobre, elle saute le premier pas en demandant son statut d’autoentrepreneur. Bien que cette démarche ne soit pas nécessaire avant d’avoir son premier client, parfois l’action permet de se projeter… Vous savez à quel point je crois particulièrement au pouvoir de la visualisation.

La magie a opéré puisque dès décembre, Laura obtient un contrat de community manager et de photographe pour le compte Instagram du Café Foufou.

Toutefois, étant retournée vivre chez ses parents, elle sent devoir encore faire ses preuves et continue de rechercher un emploi plus classique. « Un jour j’ai eu une proposition d’emploi qui pouvait parfaitement convenir, mais je me suis rendu compte que je n’en avais pas envie. ». Laura décide alors de se lancer à plein temps dans son activité de freelance.

Elle se souvient de l’incompréhension de ses parents qui l’encourageaient tout en lui rappelant de continuer de regarder des offres d’emploi et d’avoir des entretiens. Une situation que beaucoup de jeunes entrepreneurs connaissent… Toutefois, Laura nous rappelle que rien n’est figé : « dernièrement j’ai passé un entretien d’embauche et lorsque je l’ai dit à mon père il m’a demandé pourquoi je ne continuais pas de vivre à 100% de mon activité d’indépendante. ».

 

 

Si aujourd’hui Laura a acquis une légitimité cela reste encore difficile pour elle de définir distinctement son métier.

 

« Généralement lorsque l’on me demande ce que je fais dans la vie je demande aux personnes qui m’accompagnent de répondre pour moi » me confie Laura. Pas de chance, cet après-midi nous ne sommes que toutes les deux. Elle accepte alors de jouer le jeu, et après quelques instants de réflexion, répond à ma question : « j’ai toujours un peu de mal a parlé de la partie blogueuse « dit influenceuse », je dis plus facilement que je suis community manager et photographe culinaire par ce que aujourd’hui c’est ma source de revenu principale. ».

L’avantage de cette vie de slasheuse c’est que Laura peut refuser, en tant qu’influenceuse, des offres qui pourraient être alléchantes financièrement, mais qui ne correspondent pas à ses valeurs.

Elle me confie d’ailleurs « J’ai beaucoup de mal encore avec le coté partenariat, qui est d’ailleurs mal perçu en France ». Il faut bien avouer que beaucoup de followers ont encore du mal à admettre que les influenceurs puissent vivre de ces collaborations sans pour autant remettre en cause leur éthique.

Une anecdote de Laura est très révélatrice de l’image faussée que l’on peut avoir sur les personnes tenant des comptes importants sur Instagram. « Un jour j’ai demandé à ma communauté des adresses pour un voyage en Espagne. Une abonnée a tagué une amie qui a vécu à Madrid sur ma publication pour qu’elle puisse m’aider. Son amie à répondu qu’elle n’était pas payée pour partager ses adresses et que je devais donc me débrouiller ». Cette réflexion qui pourrait paraitre anodine est très représentative, car nous avons tendance à nous imaginer que toute personne cumulant les abonnés est forcément payée pour l’ensemble de ses posts. Or la situation de Laura, et de beaucoup d’autres influenceurs, est tout autre.

 

Les Paris de Laura - stories Instagram - makeitnow.fr
@lesparisdelaura

 

« Aujourd’hui encore je ne gagne pas d’argent avec tout ce que je fais sur Instagram. Je ne suis pas payée par les restaurateurs et je paie mes repas. » révèle Laura. D’ailleurs, elle n’a pas développé le business modèle d’influenceuse au-delà de quelques collaborations, qui représente 1% des demandes qu’elle reçoit.

Une situation qui ne déplaît pas forcement à l’entrepreneure qui gagne sa vie avec son activité de community manager et photographe culinaire. « Je suis trop stressée pour ne pas savoir comment payer mon loyer à la fin du mois. J’ai aussi une vraie vision business woman. A l’avenir, j’aimerais par exemple aider les restaurateurs à développer leur business. »

 

En somme Laura trouve parfaitement son équilibre entre son activité d’indépendante et son passe-temps d’influenceuse.

 

 

Le temps passe si vite lorsque l’on est en bonne compagnie, mais je ne peux pas quitter Laura sans lui demander ce qu’elle souhaitait faire lorsqu’elle était petite. Elle me répond du tac au tac l’œil pétillant. « Plus jeune je voulais être Lara Croft ! Je trouve qu’à 25 ans le bilan est très positif. Je me suis lancée depuis un an et demi et je suis déjà capable de vivre de mon activité. Alors même qu’à aucun moment j’ai voulu être influenceuse. ».

Une réponse qui ne m’étonne pas, puisque Laura ne semble reculer devant aucune mission et se renouvelle constamment comme une aventurière. Du compte Instagram lifestyle Les Paris de Laura, au compte instabrunch, aux rencontres abonnés et au bot instabrunch sur Facebook qui permet de trouver le brunch qu’il vous faut… rien ne semble arrêter Laura.

 

instabrunch - instagram brunch paris - makeitnow.fr
@insta_brunch_paris

La girl boss confirme « J’aime me renouveler. Le changement est naturel chez moi. Je ne sais pas ce que je ferais dans six mois ! »

Du coup le rendez-vous pris pour une mise à jour de l’article ! 😉

En attendant, retrouvez Laura sur ces différents réseaux :

Histoire de maker : Laura, instagrameuse, community manager, photographe culinaire, fondatrice de Les Paris de Laura
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  1. Aaaah un article inspirant et qui fait du bien: non un “travail” ce n’est pas forcément 8-17h en CDI!! 🙂

  2. Article super intéressant ! Je suis Laura depuis quelques temps maintenant sur instagram et j’adore son travail et son énergie alors avoir un article racontant son parcours, c’est super inspirant 🙂

    1. Merci Morgane. Je suis ravie que tu ais pu en savoir un plus sur Laura. Je suis sure que tu es aujourd’hui d’autant plus fan 🙂

  3. Merci pour cette belle découverte. C’est vraiment une belle personne. Bravo

  4. Post comment

    Charlène (Dis le tout haut) says:

    Article très inspirant ! J’aime ces parcours où les gens se laissent porter par leurs aventures, passions, destins ! Merci pour ce partage !

    1. Merci Charlène pour ton petit mot 🙂 . Tu as parfaitement résumé : aventure, passion et destin représentent très bien l’histoire de Laura.

  5. Cet article est vraiment très intéressant et je lui souhaite un bel avenir

  6. Oh j’adore la suivre sur Instagram, alors j’ai beaucoup aimé lire ton interview 🙂 Je ne savais pas du tout que cela venait de son stage en Australie, c’est génial !!

    1. Merci Laurane. Trop contente d’avoir partagé avec vous ces petites confidences 🙂

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