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La vidéo qui inspire #2 : Définir la gentillesse

La vidéo qui inspire #2 : Définir la gentillesse

Aujourd’hui, c’est le deuxième épisode de notre rendez-vous motivation et la Journée internationale de la gentillesse. Les planètes ne pouvaient pas être plus alignées. Car la vidéo qui inspire #2 a pour titre « Cessez d’être gentil soyez vrai ».

Cette conférence menée par Thomas d’Ansembourg reprend les grands axes de son livre du même nom. Un véritable bestseller traduit en 26 langues et vendu à plus de 400 000 exemplaires.

L’idée n’est évidemment pas de vous dire de devenir méchant, de mettre vos sourires et vos compliments au placard.  Nous allons plutôt nous interroger sur les diktats qui nous emprisonnent et comment nous pouvons faire tomber la gentillesse qui rime avec politesse, pour laisser place à la véritable bienveillance.  

Etre gentil n’est pas toujours une caractéristique positive.

Vous connaissez cette fameuse réponse « il est gentil » lorsque quelqu’un vous demande ce que vous pensez d’une personne que vous ne portez pas spécialement dans votre cœur. L’expression « trop bon trop con », révèle également que la gentillesse peut-être une faiblesse. Pourtant, dans cet exemple, ce que l’on perçoit chez l’autre est souvent bien plus de la naïveté que de la gentillesse.

Au contraire, user de la gentillesse est souvent quelque chose que l’on contrôle. On le fait pour faire plaisir ou pour éviter de blesser, mais aussi par peur de ne plus être aimé…

 

Beaucoup de personnes sont gentilles, par convenances ou non. On se persuade rapidement que l’on est un vrai gentil. Surtout si par nature on a une incroyable capacité à être à l’écoute de l’autre. Mais il faut admettre que cette empathie est souvent au détriment de nous-mêmes.

Le discours de Thomas d’Ansembourg parlera à tous ceux qui se reconnaîtront dans ces lignes, mais aussi à tout un chacun qui pratique au quotidien la gentillesse de façade. Ce comportement que nous abordons pour être socialement acceptable, accepté et aimé.

Cessez d'être gentil soyez vrai

Thomas d’Ansembourg est un ancien juriste, maintenant psychothérapeute qui a radicalement changé de vie lorsqu’il a pris connaissance de la méthode du Docteur Marshall Rosenberg.

Une pratique qui consiste à communiquer de façon consciente et non violente. Il explique d’ailleurs, sans détour, que sans cela il serait encore ce qu’il était jusqu’à l’âge de 35 ans : « un pauvre juriste qui s’emmerde ; un pauvre célibataire coincé dans un célibat défensif ; quelqu’un qui vit une vie qui n’est pas la sienne, qui vit à côté de sa vie. »

Petit à petit, Thomas d’Ansembourg nous invite à faire la paix avec nous-même. Revoir nos priorités et combler nos besoins avant ceux de l’autre.

Il nous démontre que la meilleure façon d’aider un proche est de l’aider à trouver la force de s’en sortir. On ne peut pas prendre constamment en charge les personnes qui nous entourent. Il faut leur faire confiance. Et comment leur accorder cette capacité à s’en sortir si nous n’avons pas confiance en nous ?

Confiance en soi - makeitnow.fr

 

Alors, si l’on met de côté la gentillesse, qu’est-ce qu’il reste ? Et bien la vérité.

Celle que l’on n’a pas toujours envie d’exprimer, mais qui va nous aider à avancer.

J’ai d’ailleurs un exemple concret pour vous. Hier, j’organisais une table ronde qui avait pour thème « entreprendre au féminin ». J’étais très heureuse de voir autant de participantes et tant de femmes prêtent à braver bien des obstacles pour donner vie à leurs projets. Ce fut une incroyable soirée pleine de good vibes. On aurait pu simplement toutes se congratuler. Se dire à quel point on admirait les démarches de chacune, car c’était vrai.

Pour les remercier d’avoir répondu à cette invitation j’avais terriblement envie d’être « simplement gentille ».

Mais en plus des conseils pour concrétiser leur projet ou le faire évoluer, il a eu ce moment où il a fallu dire que « oui, cela sera dur », « non, même en faisant tout parfaitement cela risque de ne pas marcher » et « oui, il y aura de réels sacrifices à faire ». Il est tentant de parler que des bons côtés, de motiver en expliquant que « ce qui ne te tue pas, te rend plus fort ». Mais cette citation est particulièrement vraie lorsque nous y sommes préparés.

C’est à ce moment précis où la bienveillance prend le pas sur la gentillesse.

 

Thomas d’Ansembourg va bien au-delà de nous parler de la gentillesse.

Il nous aide surtout à nous reconnecter avec nous-mêmes et à affirmer notre singularité.

Guy Corneau dit d’ailleurs dans la préface de son livre « Cessez d’être gentil soyez vrai » : « Au terme de cette démarche il y a la joie d’être plus près des autres et plus près de soi, il y a le bonheur d’être ouvert aux autres. Et au cœur de cette démarche, il y a la possibilité de renoncer aux confusions accommodantes dont nous nous contentons bien souvent au lieu d’accéder à un univers de choix et de liberté. ».

Et vous, votre gentillesse a-t-elle déjà été un obstacle ?

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16 Comments

  • 2 semaines ago

    Etre trop gentille m’a value de nombreuses trahisons mais je n’arrive pas en général à “arrêter” d’être gentille. Je pense qu’il faut juste être plus minutieux quant au “volume” de gentillesse que l’on done.

    Noémie xx

  • 2 semaines ago

    Hello,

    Tout d’abord, super article !
    Je pense que la gentillesse à du bon mais c’est vrai que ça nous rend parfois vulnérable. J’ai déjà été confrontée à des situations où j’ai trop gentille pour ne pas faire de peine mais au final, je suis me fait “avoir”. Je pense que j’étais naïve sur le moment, et il vrai que maintenant j’essaye d’être un peu plus honnête sans rien de retirer de ma gentillesse. Pour répondre à ta question, je pense que oui c’est une faiblesse d’être “trop gentil” car il y aura toujours des personnes autour de nous qui arriverons à la percevoir et l’utiliserons à leur avantage …

    Bisous, Juliette

  • 2 semaines ago

    Coucou,
    Un article vraiment intéressant, étant ex-thérapeute spécialisée dans la relaxation, dont j’ai d’ailleurs écris plusieurs livres pour adultes et pour enfants, et une adepte du développement personnel. Après des années j’ai arrêté d’être gentille, et soyons franche ‘trop bonne trop conne’, j’ai finis par dire les choses telles que je les pense tout en faisant attention à la manière de les dire, et à présent je vis ma vie telle que je l’entends et non plus comment les autres pensent et me disent de le faire, mais cela n’a pas été facile tous les jours de le mettre en pratique 😉
    Beau dimanche, Nadine

    • 2 semaines ago

      Merci Nadine pour ton commentaire qui me touche beaucoup de part ta qualité d’ex thérapeute.
      Je suis ravie que tu ais trouvé mes mots justes et que tu partages cette vision.

  • Sonia
    2 semaines ago

    Ah cette fameuse injonction de la gentillesse. D’autant que dans notre société, ce sont les garçons qui se battent et disent ce qu’ils pensent. les filles doivent être gentilles si elles veulent arriver à leurs fins (je caricature…à peine). Alors forcément, quand on grandi avec on ne se rend même pas compte du désastre. Mais j’avoue que j’ai, comme Noémie, beaucoup de mal à “arrêter” d’être gentille. C’est un travail sur soi qui commence par la compréhension de ce qu’il se passe réellement. Je vais regarder la vidéo avec attention. Merci pour cet article !

    • 2 semaines ago

      Merci Sonia pour ton commentaire. Tu mets le doigt sur quelque chose d’essentielle. C’est très souvent un diktat féminin.
      D’ailleurs lorsqu’un enfant fait une bêtise on le gronde souvent en lui disant injustement “tu n’es pas gentil(le)”. Un terme qui démontre gentil voudrait dire sage, lisse, sans vague… Alors que l’on ne surf pas sur une mer plate ^^

  • Comme tu es dans le vrai quand tu différencies la gentillesse et la véritable bienveillance ! Au fil des ans je me suis détachée de la première, la “gentillesse pour faire plaisir” pour dire la vérité, ma vérité. Parce que c’est comme ça que l’on peut être soi et rendre service à son entourage. Je réalise aujourd’hui que c’est d’ailleurs comme ça que l’on reconnaît ses vrais amis : ceux qui osent dire les choses qui fâchent, pour notre bien.

    • 2 semaines ago

      Tu as totalement raison ! Nous devrions faire un teste d’honnêteté et loyauté pour obtenir le grade d’ami 😉

  • 2 semaines ago

    Merci beaucoup pour cette belle découverte. Je vais regarder ça ce soir, au chaud. La gentillesse, cette si jolie chose qui peut devenir un poid, qui peut pourrir la vie en fin de compte. Alors merci d’avoir pris le temps d’écrire toute ces choses : ça me laisse pensive, et je pense que ça pourrait même me faire évoluer en un sens.

    • 2 semaines ago

      Merci Louply pour ton message. Rien ne me touche plus que le fais que mes mots puisse vous emmener à réfléchir 🙂

    • 2 semaines ago

      Merci Louply pour ton message. Rien ne me touche plus que le fais que mes mots puisse vous emmener à la reflexion 🙂

  • 2 semaines ago

    Super article ! C’est exactement la philosophie que j’essaye d’avoir au quotidien et le déclic pour moi a clairement été mes études. J’avais un prof qui disait les choses sans détour mais jamais injustement. Certes, cela ne faisait pas plaisir, parfois c’était dur à encaisser surtout lorsqu’on était fier de notre travail, mais il nous mettait face à la vérité et à nos erreurs. Et lorsqu’on décrochait un compliment, c’était vraiment sincère !
    Ce n’est que lorsque j’ai terminé mes études et que je me suis retrouvée face à moi-même que je me suis rendue compte de la bienveillance de cet homme et de son envie de nous pousser toujours plus loin, et pour moi c’est ça la vraie gentillesse ! Ne pas passer par quatre chemins fait parfois plus de bien à la personne en face de soi que de lui passer du baume au coeur et d’être “gentil” par politesse, mais on ne s’en aperçoit pas toujours sur le moment 🙂
    Merci pour ce joli article sur le sujet !
    Bisous

    • 2 semaines ago

      C’est vraiment génial que tu ais vécu cette expérience avec ton professeur. 🙂 Merci beaucoup d’avoir partagé ton exéprience

    • 2 semaines ago

      C’est vraiment génial que tu ais vécu cette expérience avec ton professeur. 🙂 Merci beaucoup d’avoir partagé ton histoire.

  • 2 semaines ago

    Tu as raison. souvent ce n’est pas la gentillesse qui pose réellement problème. Mais il faut se demander avant pourquoi je serais gentille à cet instant ? Pour lui faire plaisir, me faire plaisir ? et surtout est-ce que j’ai confiance en cette personne ? L’intuition joue aussi beaucoup (je t’invite à lire mon article dessus 😉 )

  • 2 semaines ago

    Bonjour Juliette. Tu as tout dit. Lorsque l’honnêteté prime sur la gentillesse tout va mieux. Etre trop gentil c’est peut-être surtout être trop naïf et pas assez s’écouter…

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