Snapchat je t’aime, moi non plus !

Snapchat est le réseau social le plus puissant du moment pour les plus jeunes et le plus énigmatique pour les plus de trente ans (et même un peu avant).

Le petit fantôme et moi on ne s’est pas tout de suite apprivoisé. Il y a quelques mois, je déclenchais un fou rire, auprès de ma petite sœur, pendant qu’une de ses amies essayait de m’expliquer le fonctionnement, et au passage l’utilité, de Snapchat.

Il faut dire que me mettre un filtre de chien qui tire la langue sur le visage ne m’intéressait pas vraiment. Pourtant, je ne suis pas une novice sur les réseaux sociaux. Les filles m’expliquent qu’elles communiquent entre amies avec Snapchat, qu’elles envoient des messages, qu’il ne s’agit pas que de soi. Ok je tente…

Snapchat-je-t-aime-lelabonet

L’application téléchargée, pleine de bonne volonté, je me lance. En fait, j’essaie. Etant donné que je ne sais pas quoi filmer ! Ma vie ne doit pas être assez passionnante et puis je me sens un peu mal à l’aise à parler toute seule à mon téléphone. Bon, je tente alors de filmer ce qui m’entoure. Dans ce cas, il faut être drôle, que l’on entende au moins ma voix. Je sèche. Pause, j’ai un rendez-vous. Après tout c’est parfait, je peux dire que je vais à une réunion – faire du teasing  – et filmer mes pieds qui courent sur le chemin. En plus, quand on filme ses pieds on peut être sponsorisé par une marque de chaussures si ça se trouve. (Tant de filles le font, je ne vois que cette explication.)

Bref, en deux minutes et 25 000 questions, j’ai compris que Snapchat n’est pas fait pour moi !

 

Cependant, je décide de suivre des gens que j’aime bien, de la famille, des amis, des influenceurs… Et là, je comprends trois choses :

  • premièrement, le réseau et en effet vecteur de conversations, mais pour cela il faut avoir des abonnés (beaucoup d’abonnés… ou d’amis accro à Snapchat, avoir vingt ans donc).
  • Deuxièmement, quand une blogueuse influente parle à son téléphone – perche télescopique en bout de bras – elle sait que, derrière son téléphone, il y a vraiment des gens qui la regardent et même qui lui répondent en live.
  • Troisièmement, certaines personnes sont vraiment drôles et c’est donc un régal de regarder leur mini one man show sur ce réseau social.

Mais parfois c’est le malaise. Celui que tu ressens quand tu ouvres précipitamment la porte d’une chambre pour y rentrer et qu’en fait elle est déjà occupée. Vous me direz que les protagonistes ont choisi de publier leur vidéo sur le réseau – c’est vrai – mais comme la télé-réalité, on peut quand même être gêné. non ?

 

Revenons au titre de l’article « Snapchat je t’aime… », et bien oui ! Comme tous les bons réseaux sociaux, cette petite application est additive !

Si je n’ai toujours pas sauté le pas à me filmer pour publier des stories quotidiennes, je dois avouer que j’en regarde certaines avec plaisir. Car en donnant une dimension intimiste aux vidéos, le réseau crée une certaine intimité entre le snapchateur et sa communauté.

Snapchat-je-t-aime-lelabonet

Pour la nouvelle génération, Snapchat c’est la version 3.0 du magazine « Fan de » (dites-moi en commentaire si vous avez aussi collectionné les fameux posters #teamannées90), avec en plus cette croyance que tout ce qu’ils voient est la réalité à 100%.

Pourtant, les stories les plus intéressantes, à mon sens, sont celles de ces stars du web qui connaissent les codes et diffusent donc des moments choisis pour fédérer un peu plus leur communauté autour d’eux. Le problème c’est que des adolescents, en quête de notoriété, se mettent également en scène pour démontrer leur popularité ou leur beauté. Contrairement à Instagram, une belle photo avec un filtre ne suffit plus. Sur Snapchat, la surexposition est de mise. Les adolescents ne quittent plus leur portable, devenant ainsi leur propre paparazzi.

 


 

Comme toujours, pour nous interpeller sur ces nouveaux phénomènes de société, les artistes prennent la plume, leur instrument ou leur caméra.

Sur ce sujet, Noémie Merlan, a réalisé un très joli court-métrage qui, sous couvert de burlesque, pointe du doigt les dérives d’une utilisation excessive des réseaux sociaux.

Participante à la septième édition du Nikon Film Festival – dont le thème imposé est de produire une vidéo avec un titre qui commence par “Je suis” – la réalisatrice nous présente « Je suis #UNEBICHE », interprété par Sanda Codreanu.

Snapchat-je-t-aime-lelabonet-je-suis-une-biche

Cliquez sur l’image pour visionner le film

Et vous, vous êtes team Snapchat ou pas ?

Related Stories

0 Comments

  • 9 mois ago

    Team Snapchat avec modération oblig. Sinon, on peut vite s y perdre. J’aime faire rire les gens sur Snap et partager mes derniers articles. C’est vraiment pratique pour ça

  • 7 mois ago

    (Déjà, GG pour m’avoir fait dévorer un article sur Snapchat.)

    Alors Snapchat, c’est drôle quand tu fais quelques photos avec tes amis histoire de tester les filtres. Ça j’avoue, ça m’amuse 😛 Mais en dehors de ça je n’utilise pas du tout ; et même si ça peut être cool pour regarder quelques stories de personne qu’on suit sur internet, beeeen personnellement je n’aurais rien à poster. Après le fait que ça devienne addictif, c’est totalement compréhensible ! C’est juste pas pour moi non plus.

Leave a Comment

Vous avez aimé cet article ? Votre avis est le bienvenu :)

Lire les articles précédents :
Créer son pêle-mêle photos bohême : le DIY de Homey Oh My

Quoi de mieux pour se remotiver, que d'afficher au dessus de son bureau les clichés de ses meilleurs souvenirs de vacances...

Fermer