J’ai rencontré Janane Boudili, comédienne, animatrice et productrice

J’ai rencontré Janane Boudili, comédienne, animatrice et productrice

Janane Boudili, c’est un peu la rencontre secrètement espérée depuis de nombreuses années. Je l’avoue, à 25 ans, je ne boudais pas mon plaisir de regarder les replay de « Comment ça va bien » sur France 2. Comment résister aux conseils lifestyle, aux tutos beauté et aux idées déco ? C’était un peu mon plaisir coupable, comme feuilleter un bon magazine girly, acheté sur le quai de la gare. A cette époque, déjà, j’adorais l’énergie et le look osé de Janane.

Quelques années plus tard, voilà que nos chemins se recroisent – virtuellement – sur la toile. Cette fois-ci, c’est dans le cadre de mon activité professionnelle qu’elle m’impressionne. Alors que je travaille pour la communication digitale d’une grande marque, la voilà en tête de mes références digitales de la semaine. En effet, elle est l’animatrice et la productrice du programme BeautyTUBE, l’école des youtubers beauté, pour l’Oréal Paris. Une implication et une vision 360 degrés qui fait d’elle, une business woman influente dans la sphère digitale – en plus d’être une comédienne et une animatrice télévisée.

Mais, ce qui me pousse à appuyer sur le bouton « envoyer » de mon mail, pour lui proposer de la rencontrer, est la découverte de sa chaîne YouTube « En VRAC ». Illico, elle entre dans mon top 5 de la plateforme vidéo. Une belle histoire qui débute, alors qu’elle est toujours sollicitée par la télévision. Mais pour profiter de ses enfants, elle n’hésite pas une seconde à faire de YouTube son principal média.

 

Quelques jours plus tard, nous voilà attablées autour d’une tasse de thé – dans le café « Au Rêve » – Un joli nom pour une belle rencontre. Mon objectif ? Savoir qui se cache derrière cette Wonderwoman, comme l’appellent ses amis.

On ne perd plus une minute – précieuse, lorsque l’on sait que Janane ne s’accorde que quatre heures de sommeil par jour – pour débuter l’entretien. Mais comme je n’ai pas moins d’une dizaine de thèmes à aborder avec elle, je lui propose une « interview en vrac ». Le concept : nous livrer une anecdote pour chaque mot tiré au sort. Avec un grand sourire, Janane accepte, sans hésitation, de jouer le jeu.

Famille, Amis, Travail on aborde tous les sujets, en vrac, avec Janane

 

 


MÉTISSAGE


On débute avec un mot fort. Celui qui touche immédiatement Janane. “Le métissage est l’un de mes mots préférés, dans la langue française. Le métissage c’est pas seulement les origines. C’est aussi un parcours de vie. Moi je suis arrivée de banlieue, et maintenant je me sens tout aussi à l’aise de fréquenter des gens dans le 16ème  arrondissement par exemple. . En l’écoutant, je ne peux pas m’empêcher de penser que cette définition devrait être affichée dans toutes les écoles de France.

 


TRAPPES


Lorsque j’ai glissé ce mot parmi les papiers, j’ai eu une hésitation. C’est un peu la thématique abordée à tous les coups dans les interviews. Celle qui frôle les clichés. Mais la réponse de Janane me rassure. Pas de slogan stéréotypée, elle me raconte son vécu. « C’est ma ville. J’ai grandi dans trois cités différentes à Trappes. ».

Janane prend le temps de se souvenir, le sourire aux lèvres « Je vois des regroupements où l’on mange des merguez, je vois du foot, je vois des rires, je vois les familles, je nous vois jouer à la tomate, je vois aussi de temps en temps des problèmes. Mais c’est surtout du bonheur. ». Un objectif pas si facile à atteindre lorsque Janane décrit « j’ai vécue dans la plus grande cité de France. Il y a 50 immeubles, une petite entrée et une seule petite sortie, avec un vieux terrain de basket au milieu. ».

Si Janane a trouvé la porte de sortie, comme d’autres personnalités de sa génération, « Il y a une grosse équipe de Trappes : Omar Sy, Enora Malagré, la Fouine, Canardo, Alban Ivanov, Arnaud Tsamere, Laurent Ournac » c’est surtout grâce à son éducation.

 


FAMILLE


Je comprends immédiatement que c’est le mot le plus important pour elle. « C’est un joli mot. Ma famille c’est mes deux filles, ma mère, mes sœurs. Tout ce que j’entreprends dans ma vie c’est pour mes filles et ma famille. Ma mère nous a tellement bien élevées. » m’explique t-elle, admirative. « On vient d’un milieu difficile. Mais ma mère nous déposait à la bibliothèque tous les mercredis. Mes enfants, je veux leur inculquer les mêmes valeurs ». Janane pioche un autre papier.

Bonne journée , pleins d'énergies et de good vibes! 🎈 {Alex} pour toi … juste vivre … la vie est belle ❤️

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TRAVAIL


« Si ma valeur numéro une est la famille, ma deuxième valeur est le travail. C’est d’ailleurs pour ça que ma société s’appelle Sœurette. » Tout s’explique.

 


STEPHANE BERN


« C’est un bon copain. » confie Janane « Il n’y a jamais eu de hiérarchie entre nous. On travaillait ensemble. J’étais sa béquille avec Benoît Chaigneau. J’ai travaillé sept ans et demi avec lui. Même si j’avais fait de la télévision avant, sur le cable, c’est le premier grand animateur avec lequel j’ai collaboré ». Janane ajoute même, qu’elle ne sait pas si elle reviendra à la télé un jour, car c’est impensable de retrouver cette complicité.

 


BEAUTÉ


Comment ne pas parler de beauté avec Janane… le sujet est inévitable. Elle m’explique « J’ai fait 4000 sujets de beauté, mais je continue d’apprendre tous les jours. Mes sujets favoris sont le style et les cheveux. J’aime bien le maquillage, mais ce que j’aime avant tout ce sont les crèmes, les huiles pour le corps et les parfums. Une véritable passion. ».

Pour Janane, la beauté est un sujet très riche. D’ailleurs, dans Comment ça va bien la chroniqueuse a toujours eu à cœur de créer des formats différents, s’appuyant , par exemple, sur des faits historiques. « C’est tout ce que j’aime »

 


LA MODE


Du tac au tac, Janane me répond : « C’est toute ma vie. Je suis d’ailleurs plus mode que beauté, en réalité. J’ai fait l’Ecole supérieure de Mode de Montréal – où j’ai pris l’option commercialisation des produits de luxe. ». Ni une, ni deux – parce que le destin fait bien les choses – elle pioche le papier Montréal.

 


MONTREAL


« J’y ai vécu deux ans. En plus de faire mes études à l’ESMM, j’ai fait un spectacle, je travaillais dans les boites de nuit et j’étais même prof de danse. J’ai vécu un rêve. » Janane réfléchit. « D’ailleurs si je n’avais pas dû rentrer au Maroc, je serais sûrement encore là-bas. C’est l’un des plus beaux pays au monde ! J’adore la neige, la lumière, et puis tu as une belle peau à Montréal. »

Une information à prendre en considération, venant d’une experte de la beauté. « » poursuit Janane avec une pointe de nostalgie.

 


VINTAGE


Lorsque je vois le look de Janane aujourd’hui, un jean taille haute, un petit pull col roulé, un bonnet et des bottines à tomber, je sais que je ne me suis pas trompée sur ce papier. « Ma passion c’est les années 80. » Si aujourd’hui, c’est le retour des mom jeans, ça fait bien longtemps qu’elle arbore ce style. « Je me suis toujours habillée en gris, en bleu électrique. J’ai toujours mis des gros bijoux, des boucles d’oreilles fluos, des vestes, de la couleur. Le vintage c’est la mélancolie, c’est ton passé qui te met dans le présent ».

Son crush absolu ? « Les épaulettes !». Malgré tout, elle confesse, « depuis que je suis maman je me calme un petit peu. »

Découvrez tous ses looks sur Instagram

 


ECRITURE


Pluridisciplinaire, Janane travaille tant la forme que le fond. « J’écris tout le temps. Je modifie les scénarios des potes. J’écris pour mes enfants ». Elle hésite « En fait je ne prends pas de carnet. J’écris dans ma tête ! Sur mon téléphone aussi. ». Un fonctionnement qu’elle concède être atypique, alors qu’elle rappelle à ses collaboratrices de Soeurette productions de prendre des notes sur leur carnet. « D’ailleurs, parfois, quand j’oublie d’écrire, j’oublie des bonnes idées. Là, je m’en veux terriblement », souligne Janane.

 


IMPRO


On ne peut pas parler de mots sans parler d’impro. « C’est l’impro qui fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai rencontré Alain Degois, dit « Papy » ».  Ce détecteur hors pair de talents a aussi formé Jamel Debbouze et Issa Doumbia entre autres. « J’ai choisi l’impro à la danse classique. A l’origine mon objectif c’était d’être un petit rat de l’Opéra de Paris. Mais je ne pouvais pas faire les deux, par manque de temps et d’argent, mais aussi pour ne pas négliger l’école. J’ai donc choisi l’impro. »

 


LE COMEDY CLUB


« L’un de mes meilleurs amis, Alban Ivanov, est l’animateur du Comedy Club. » Mais l’histoire de Janane avec cette scène n’est pas récente. « Jamel c’est mon pendant masculin, même origine, même passion pour l’impro. On s’adore. D’ailleurs je jouais là-bas. Après Amelle Chahbi et Fabrice Eboué on faisait des matchs d’impro avec Issa et Alban. ». Une expérience qui lui a donné le goût de la scène et du public.

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CINÉMA


Lorsque Janane pioche ce papier, son œil brille. « Pourtant, je n’ai que des amis dans le cinéma – Sabrina Ouzani, Issa Doumbia. J’ai déjà joué dans des films, mais j’ai l’impression que je suis trop mass market pour jouer l’actrice. J’ai le sentiment que je vais devoir appliquer une distance avec le public. ». Or, après trente minutes de discussion, je peux vous assurer que l’antipode de Janane est bien la distance.

 


L’OREAL PARIS


Étonnamment, c’est la marque que Janane a le moins présentée sur France 2, seulement trois sujets, d’après ses souvenirs.  Pourtant, le groupe cosmétique lui permet de vivre l’une de ses plus belles histoires sur le web.

« Un jour j’ai pris rendez-vous avec Delphine Buchotte (Directrice communication digital L’Oréal Paris France), que j’adore, pour lui présenter mon projet En Vrac. Durant cette entrevue, elle me briefe sur le concept de BeautyTUBE. Alors que ma boite de production n’a qu’un mois, à l’époque, je défends mon dossier face à plusieurs groupes médias influents. ».  Parce que rien n’arrête Janane, c’est avec conviction qu’elle met ses atouts en valeur : experte beauté, productrice, animatrice et hyper créative. « Delphine Buchotte, qui est devenue directrice de BeautyTUBE, m’a entièrement fait confiance ».

Un pari réussi et une motivation toujours intacte pour cette super-woman, qui écrit et crée les contenus autour des sorties produits de la marque.

 


RÉSEAUX SOCIAUX


Pour une YouTubeuse, je m’attends inévitablement à ce que l’utilisation des réseaux sociaux soient innés pour elle. Pourtant son rapport avec le fantôme sur fond jaune ou l’oiseau bleu n’a pas été si facile. « Les réseaux sociaux, je les ai mal exploités lorsque j’étais sur France 2. J’étais enceinte, du coup j’avais peur que les gens voient trop ma vie. J’étais un peu méfiante. Maintenant je suis à fond. J’ai ma petite communauté qui me ressemble : des femmes un peu branchées et des mamans » répond Janane hyper enthousiaste.

Aujourd’hui elle n’hésite plus à partager des tranches de vies, ses bons plans et ses fous rires. Je vous conseille d’ailleurs de la suivre sur Snapchat : janane-bou. Car, oui, ce réseau n’est plus réservé aux ados. Les réseaux sociaux sont également de très bons supports pour relayer les vidéos de sa chaîne YouTube car forte de son succès, Janane met en ligne des émissions autour des personnalités qui l’inspirent, mais aussi des formats courts pour répondre directement aux problématiques de sa communauté.

 


AMIS


En plus de ses followers, les piliers de Janane sont ses amis. « Je n’en ai pas beaucoup. Je ne sortais pas le soir, même lorsque je faisais de la télévision. ». Mais pour ses fidèles amis, sa seconde famille, elle donnerait tout « Par contre, si tu me déçois c’est fini ! ».  Ceux qui ne l’on jamais déçue, elle les cite sans hésitation : « Cynthia (Kambou), Issa (Doumbia) et Alban (Ivanov) » qu’elle connait depuis l’âge de 12 ans.

juste ma famille, merci d'être là @leinstadeissa @albanivanov , je vous aime 🎈🎈🎈

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« mais aussi Nathalie, Sabrina (Ouazani) et Enora  (Malagré) » que Janane connait depuis près de 10 ans. Sans oublier ses rencontres coups de cœur faites à la télévision « Najib (Tajiouti) et Elisa. ». Si vous y regardez de plus près, et que Google est votre meilleur ami, vous découvrirez qu’ils sont tous extrêmement talentueux. C’est qu’il faut entretenir les belles énergies.

Mais, en plus de son noyau dur, Janane est hyper fédératrice « Je m’entends avec tout le monde. Mon but est que les gens se rencontrent et s’entendent bien. ». D’ailleurs, elle n’hésite jamais à convier tout son joli monde chez elle, autour d’un dîner. Une tradition qu’elle a même instaurée après chaque tournage de l’émission En Vrac.

 


AMBITION 


Au vu de sa carrière, il était inévitable de se questionner sur son moteur. Janane m’explique, « Je ne suis pas carriériste. Je veux juste faire. Je veux kiffer. Tout ça, au final, c’est pour mes filles.», et pour y arriver, Jajane se donne les moyens. « Je suis jusqu’au boutiste. Je ne lâche rien ! ». Une détermination qui révèle son côté agent, car elle n’est pas qu’une artiste. Après réflexion, elle m’avoue tout de même, l’air malicieux, « Mon ambition c’est d’arrêter de travailler à 45 ans ! ».

 

D’ici là, on la retrouve tous les mercredis pour « En VRAC pour vous », le vendredi pour « En VRAC pour les influenceurs » et la présentation de « BeautyTUBE ». Et pour les adeptes des cadeaux de dernières minutes à poser aux pieds du sapin, ou pour se faire plaisir pour la nouvelle année, sa box beauté.

Publié par Janane Boudili sur jeudi 1 décembre 2016

 

makeitnow.fr - Histoire d'entrepreneur - INTERVIEW JANANE

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