Les dessins de Fred Le Chevalier

Fred Le Chevalier est un véritable street artiste ! Celui qui s’empare de l’espace public pour s’exprimer.

Vous me direz qu’il n’est pas forcément nécessaire de le justifier, mais pourtant : si. Car le doute persiste toujours lorsqu’un « artiste de rue » pousse les portes d’une galerie d’art ou lorsqu’il s’associe à une grande enseigne.

Or Fred Le Chevalier fait valser ses titis parisiens sur la devanture et à l’intérieur du Bon Marché Rive Gauche à l’occasion de l’exposition Paris!

 

Plus qu’une opportunité, pour l’artiste c’est une véritable chance : « J’ai envie de voir chaque exposition comme une petite fête, un moment de partage avec ceux qui suivent mes personnages. » confie-t-il.

 

Autodidacte, Fred le Chevalier ne sort pas d’une grande école d’art. Son génie semble même s’être déclaré sur le tard. C’est à une trentaine d’années que l’artiste s’est mis à donner vie à ses personnages sur de petits cahiers à dessin.

Dessins spontanés, sans repasse, à main levé, chacune de ses créations constitue un bestiaire qui raconte son histoire, ses pensées.

Mais Fred le Chevalier est avant tout un colleur. Cette technique lui permet de travailler avec minutie son coup de crayon avant que le dessin fasse corps avec la porosité du mur.

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Son trait est énergique, assuré. La multitude de petites hachures donnent du rythme et de la profondeur à son œuvre. Tandis que les aplats noirs ou les contours plus épais jouent les contrastes.

A première vue ses silhouettes semblent enfantines. Pourtant si elles sont légères et poétiques elles nous questionnent spontanément grâce à leur regard énigmatique.

Que l’on croise ses personnages à Belleville, Beaubourg, Montmartre ou le long du canal Saint Martin on peut toujours s’identifier à ces bonshommes qui n’ont ni âge, ni couleurs, ni visage féminin ou masculin. On ne sait même pas de quelle époque ils viennent. Une prouesse stylistique qui permet à chacun de se raconter sa propre histoire.

 

Un pas de plus est franchi au Bon Marché Rive Gauche lorsque ses personnages se mettent à voler.

 

 

Si ses collages sont sa signature depuis 2010, et que le grand format valorise son travail, je suis tout particulièrement sensible à ses dessins que l’on retrouve notamment dans la galerie Eko Sato à Paris :

 

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